Salut! Ça va?

80 ans de la Victoire: entre passe et avenir, le devoir de mémoire

2025-06
Chers amis, l’idée de la création d’un numéro consacré au 80e anniversaire de la victoire contre le nazisme en 1945 est un véritable élan du cœur. Un élan, dont la sincérité a facilement convaincu nos nombreux correspondants réunis sur ces pages en chœur sans fin et en mosaïque des histoires.

Tous ensemble nous rendons hommage à ces hommes et ces femmes – artilleurs de Stalingrad, infirmières sous les bombes, partisans dans les forêts – qui ont combattu pour leur survie mais surtout pour un avenir qu’ils ne connaîtraient pas. Le nôtre.

80 ans plus tard, leur sacrifice résonne différemment. Les derniers témoins disparaissent, et avec eux, la voix directe de l’Histoire. Pourtant, leur héritage survit dans les gestes simples : une enfant déposant des fleurs au pied d’un monument, un écolier lisant une lettre de soldat, une famille se recueillant devant une médaille comme une relique. Ces actes disent une vérité essentielle : la Victoire ne se célèbre pas, elle se transmet.

Les héros de 1945 ne sont pas des figures de livres – ils étaient des gens ordinaires jetés dans l’enfer d’une guerre: Alexandra, combattante russe de la Résistance française, ayant survécu dans un camp de concentration ; Efrem, défenseur de Leningrad de Bouriatie ; Magomed, libérateur daguestanais des prisonniers d’Auschwitz ; Yakov, ayant sauvé sa vie par miracle sous le corps d’une vache ; Vassili, vainqueur de l’armée de Paulus à Stalingrad ; Konstantin partageant les horreurs de guerre depuis l’Ukraine dans une lettre à la petite fille Jeanna en Géorgie; Armand, ayant débarqué en Provence pour libérer la France

Ce numéro spécial redonne un visage aux anonymes qui ont fait l’Histoire. À travers des témoignages familiaux et des photographies oubliées, nous tentons une chose modeste et essentielle : qu’un nom, une photo, une histoire ne sombrent jamais dans l’oubli. Comme l’a écrit un soldat dans une lettre trouvée sur lui : « Plantez des arbres à notre place – nous n’aurons pas vu le printemps ».

Aujourd’hui, ces arbres sont nos mémoires. Cultivons-les !

Francophilement vôtre,
« Salut! Ça va ?»