Imaginez : un village cosaque enneigé sur les rives de l'imposant Amour, le 13 janvier 1923. Dans une famille modeste naît un garçon destiné à devenir un héros – Vassili Koudrine. L’enfance paisible s’interrompt en décembre 1941. À dix-huit ans, plein d’espoir et de détermination, il part au front.
Le convoi l’emmène à l’école de tireurs d’élite à Polétaiévo. Là, Vassili apprend à manier le mortier, se préparant à devenir commandant. Mais ce cours n’est qu’une préparation à une véritable épreuve.
La première bataille a lieu aux alentours de Stalingrad. Dans la fumée et le fracas, ce jeune soldat participe à l’encerclement de l’armada blindée de Götz et de l’armée de Paulus. Et voilà – la victoire ! L’ennemi est anéanti. Vassili devient plus expérimenté, plus courageux. Il rejoint les rangs du Komsomol et continue son service dans une brigade mécanisée. Mais la guerre ne fait grâce à personne. Lors des combats pour la tête de pont sur le Dniepr, il est blessé. Pour son courage et sa bravoure, il est présenté pour des récompenses – la médaille du Courage et la médaille du « Mérite militaire ».
À l’été 1944, déjà sergent-chef, Vassili participe à la libération de la région de Pskov. Puis, en Lettonie, il fait partie des combattants sur la rivière Gauja, en direction de Riga. Lors du franchissement de la Daugava il reçoit encore une grave blessure qui est suivie d’une longue convalescence à l’hôpital de Porkhov.
Mais l’esprit du soldat ne se laisse pas abattre. Vassili suit des cours pour devenir sous-lieutenant et en janvier 1945, il retourne au front pour participer à l’opération Vistule-Oder, un moment clé de la guerre ! Sous la pression des troupes soviétiques, la défense ennemie s’effondre, la Pologne est libérée, une tête de pont est conquise sur l’Oder. La victoire est proche !
Et voilà Berlin. « J’ai terminé la guerre à Berlin, du côté sud-ouest près de la porte de Brandebourg », se souvenait souvent Vassili. Pour son héroïsme, il est récompensé de l’Ordre de la guerre patriotique de la IIe classe.
Mais même après la victoire, la guerre ne le lâche pas. Jusqu’en novembre 1945, Vassili garde des convois d’équipements que l’Allemagne rembourse en réparations.
La vie paisible n’est qu’une pause. La guerre le poursuit dans ses souvenirs, dans ses rêves. Il se souvient du fracas des canons, des visages de ses amis tombés, de leurs tombes éparpillées sur toute la terre. Il ne regardait pas les films sur la guerre, ne lisait pas de livres. Quand on lui demandait de raconter, il parlait des petites choses du quotidien : les tranchées, la faim, le carburant diesel utilisé contre les poux, le linge en nylon acheté en Pologne. Mais quand il s’agissait du combat, un tremblement s’installait dans sa voix : « Des tirs... Du fracas... Tout est noir autour, on ne voit rien !... De la suie... De la fumée... On ne peut pas respirer ! » Puis il se taisait, soupirait lourdement et murmurait : « C’est effrayant ! »
L’histoire de Vassili Koudrine n’est pas une énumération d’exploits. C’est une vie d’un homme ayant traversé l’enfer de la guerre, ayant gardé malgré tout du courage, de la résilience et le dévouement à son pays. Son histoire nous apprend le prix que l’on avait payé la vie paisible de ses descendants. À nous de ne pas l’oublier et de transmettre cette mémoire de génération en génération.
Le convoi l’emmène à l’école de tireurs d’élite à Polétaiévo. Là, Vassili apprend à manier le mortier, se préparant à devenir commandant. Mais ce cours n’est qu’une préparation à une véritable épreuve.
La première bataille a lieu aux alentours de Stalingrad. Dans la fumée et le fracas, ce jeune soldat participe à l’encerclement de l’armada blindée de Götz et de l’armée de Paulus. Et voilà – la victoire ! L’ennemi est anéanti. Vassili devient plus expérimenté, plus courageux. Il rejoint les rangs du Komsomol et continue son service dans une brigade mécanisée. Mais la guerre ne fait grâce à personne. Lors des combats pour la tête de pont sur le Dniepr, il est blessé. Pour son courage et sa bravoure, il est présenté pour des récompenses – la médaille du Courage et la médaille du « Mérite militaire ».
À l’été 1944, déjà sergent-chef, Vassili participe à la libération de la région de Pskov. Puis, en Lettonie, il fait partie des combattants sur la rivière Gauja, en direction de Riga. Lors du franchissement de la Daugava il reçoit encore une grave blessure qui est suivie d’une longue convalescence à l’hôpital de Porkhov.
Mais l’esprit du soldat ne se laisse pas abattre. Vassili suit des cours pour devenir sous-lieutenant et en janvier 1945, il retourne au front pour participer à l’opération Vistule-Oder, un moment clé de la guerre ! Sous la pression des troupes soviétiques, la défense ennemie s’effondre, la Pologne est libérée, une tête de pont est conquise sur l’Oder. La victoire est proche !
Et voilà Berlin. « J’ai terminé la guerre à Berlin, du côté sud-ouest près de la porte de Brandebourg », se souvenait souvent Vassili. Pour son héroïsme, il est récompensé de l’Ordre de la guerre patriotique de la IIe classe.
Mais même après la victoire, la guerre ne le lâche pas. Jusqu’en novembre 1945, Vassili garde des convois d’équipements que l’Allemagne rembourse en réparations.
La vie paisible n’est qu’une pause. La guerre le poursuit dans ses souvenirs, dans ses rêves. Il se souvient du fracas des canons, des visages de ses amis tombés, de leurs tombes éparpillées sur toute la terre. Il ne regardait pas les films sur la guerre, ne lisait pas de livres. Quand on lui demandait de raconter, il parlait des petites choses du quotidien : les tranchées, la faim, le carburant diesel utilisé contre les poux, le linge en nylon acheté en Pologne. Mais quand il s’agissait du combat, un tremblement s’installait dans sa voix : « Des tirs... Du fracas... Tout est noir autour, on ne voit rien !... De la suie... De la fumée... On ne peut pas respirer ! » Puis il se taisait, soupirait lourdement et murmurait : « C’est effrayant ! »
L’histoire de Vassili Koudrine n’est pas une énumération d’exploits. C’est une vie d’un homme ayant traversé l’enfer de la guerre, ayant gardé malgré tout du courage, de la résilience et le dévouement à son pays. Son histoire nous apprend le prix que l’on avait payé la vie paisible de ses descendants. À nous de ne pas l’oublier et de transmettre cette mémoire de génération en génération.
Pélina Natalia
Étudiante
Université d’État du Pacifique
Khabarovsk (Russie)
Étudiante
Université d’État du Pacifique
Khabarovsk (Russie)