Née en 1990 à Blagovechtchensk, en Russie, dans une famille de peintres, Daria Tikhomirova s’épanouit désormais à Barcelone depuis 2021, où elle fait de la peinture sur la soie et crée des accessoires en soie. Elle a commencé son parcours artistique sous la tutelle de son père, Alexandre Tikhomirov, et sous l’influence de son grand-père, Evgueni Tikhomirov.
Elle participe à diverses expositions depuis 2010. Son travail a eu la reconnaissance de l’Union des artistes de Russie et de l’Académie des arts de Russie. Sa peinture sur soie « Yin et Yang » a été exposée au Salon des Artistes Français en 2017, puis vendue lors d’une vente aux enchères caritative à Paris. Après son exposition personnelle à Pékin en 2023, deux de ses œuvres ont rejoint la collection permanente du Centre d’exposition de Pékin. Les créations de Daria sont exposées dans divers lieux prestigieux, notamment au Musée commémoratif Alexandre Tikhomirov et au Musée automobile de Sotchi.
Au cœur de l’art de Daria se trouve la soie, choisie pour sa beauté et sa fragilité, qui reflète l’équilibre délicat de la vie. La peinture sur la soie exige une immense patience, prenant souvent jusqu’à 100 heures pour une seule pièce, et pourtant c’est un processus que Daria trouve méditatif et épanouissant.
Quand et comment avez-vous commencé à faire de la peinture ?
J’ai commencé à peindre quand j’étais très petite. J’admirais mon père dès que j’étais petite et je voulais toujours « être comme lui ». Je le regardais peindre dans son atelier et je lui ai demandé si je pouvais peindre avec lui. Je devais avoir sept ans lorsqu'il m’a offert pour la première fois une vraie toile, ses meilleurs pinceaux et des peintures à l’huile. J’étais très touchée par ce geste.
Vous rappelez-vous votre tout premier tableau ?
C’était un cheval galopant en pleine nature, sous un ciel très expressif et chargé de nuages. Quelqu’un l’a vu dans l’atelier de mon père et a voulu l’acheter. Vingt ans plus tard, une amie est allée à l’hippodrome et m’a envoyé une photo de ce tableau, disant qu’il ressemblait à une de mes œuvres. J’étais si surprise de le voir ! Quelle chance qu’elle l’ait remarqué et partagé avec moi !
À quelle école artistique appartenez-vous et quel est le style que vous développez à travers votre peinture ?
Mon travail peut être décrit comme une peinture décorative symbolique sur soie, alliant esthétique ornementale et symbolisme personnel.
Parmi l’ensemble de vos œuvres, est-ce qu’il y a un tableau qui vous est particulièrement cher au cœur ?
Cette peinture très symbolique représentant une main et une feuille d’érable, créée au Canada, est une œuvre que je conserve avec un soin particulier. J’étais étudiante, sans un budget élevé pour les cadres chers. Donc, le propriétaire d’un atelier d’encadrement m’a offert le plus beau cadre de son atelier avec les feuilles d’érable dans les coins, en me demandant seulement de garder cette peinture et de ne jamais la vendre ni la donner. Je la garde toujours, car elle me rappelle la générosité humaine – une chose importante dont il faut toujours se souvenir.
Quelle est votre source d’inspiration ?
Ma plus grande source d’inspiration est la nature et l’architecture.
Qu’est ce qui est plus important pour vous : la création ou le résultat ?
Ce n’est pas une question facile à répondre… Je pense que le processus est très important, car il peut être très spontané et, au moment de créer, il n’y a pas toujours une vision claire du résultat final. Mais de ce processus naît quelque chose qui devient le reflet de mon monde intérieur et de mon état. Le résultat, lui aussi, est très précieux, parce qu’il est l’expression authentique de ce qui se passait à l’intérieur. Et ce qui a le plus de valeur, c’est lorsque les gens y voient quelque chose qui leur est propre.
Qu’est-ce que vous ressentez en peignant ?
Je travaille avec la soie. Pour moi c’est un matériel vivant et je donne une autre vie à la soie, j’ai le sentiment de collaborer avec la nature. De même qu’une chenille se métamorphose en un magnifique papillon, la soie blanche devient une peinture. Mon travail s’inscrit dans ce long processus d’évolution, qui commence avec le cocon. C’est pourquoi le papillon apparaît souvent dans mes tableaux comme symbole de transformation physique et spirituelle.
Lorsque je coupe, étire ou touche la soie avec un crayon doré, je dois être prudente dans chacun de mes gestes, car la soie ne pardonne aucune erreur. Je n’ai qu’une seule tentative, et c’est la réussite ou l’échec. Chaque faux pas peut anéantir tout le travail accompli. Je dois tout recommencer. Cela m’oblige à travailler lentement, étape par étape. Peindre sur soie est ma méditation, mais aussi une métaphore de la vie : nous devons être attentifs à nos actes et à nos paroles, car certains sont irréparables. De même qu’un geste imprudent détruit la surface délicate de la soie, les mots peuvent briser la confiance, l’amour, le respect, l’amitié, et même la vie elle-même. C’est la plus grande sagesse que j’acquiers dans ce processus.
Quelle a été la plus grande appréciation de votre œuvre pour vous et de la part de qui ?
De la part de mon père Alexandre Tikhomirov. Son opinion était toujours importante pour moi. J’ai senti aussi que mon travail est apprécié un jour quand une dame a voulu avoir toute la collection de mes œuvres exposée à la galerie chez elle.
Comment voyez-vous la prédestination de l’art ?
Je crois que l’art est destiné à toucher nos âmes, et dans cet état presque élevé, face à une œuvre, nous avons envie de partager ce que nous ressentons ; d’où vient une autre mission importante de l’art, qui est de créer les liens entre les gens.
Quels sont vos projets à venir ?
Je travaille actuellement sur un projet d’un foulard spécial pour un évènement en Corée du Sud : Salon international de l’horticulture thérapeutique 2026. J’ai réalisé un tableau avec un dessin floral et cela sera une édition limitée à 150 pièces. J’espère que ce foulard va plaire aux visiteurs de l’exposition.
Votre vertu préférée ?
La douceur et l’honnêteté.
La qualité que vous préférez chez un homme ?
Optimisme et générosité.
La qualité que vous préférez chez une femme ?
Honnêteté et sincérité.
Votre principale qualité ?
La capacité de créer des liens et d’unir les gens.
Votre rêve de bonheur ?
Rencontrer l’amour de ma vie.
Quel serait votre plus grand malheur ?
Être toute seule jusqu’à la fin de ma vie.
La couleur que vous préférez ?
Le rouge.
La fleur que vous aimez ?
Le strelitzia.
Ou préféreriez-vous habiter ?
Là où je suis au moment donné de ma vie. La position géographique peut changer.
Vos auteurs favoris en prose ?
Jack London, Theodore Dreiser, Ayn Rand, Erich Maria Remarque.
Vos poètes préférés ?
Sergei Essenine, Anna Akhmatova.
Vos héros dans la fiction ?
Dagny Taggart, Martin Eden, Howard Roark.
Vos compositeurs préférés ?
Franz Liszt.
Vos peintres favoris ?
Rockwell Kent, Berthe Morisot, Igor Obrosov, Tamara de Lempicka.
Vos héros dans la vie réelle ?
Les médecins qui sauvent les vies des gens au quotidien
Le fait militaire que vous admirez le plus ?
Nina Raspopova qui a effectué 805 missions de combat contre les Allemands nazis pendant la Grande Guerre Patriotique, accomplissant d’audacieux raids nocturnes en tant que pilote du célèbre 588ᵉ régiment de bombardement surnommé les « Sorcières de la Nuit ».
Votre état d’esprit en ce moment ?
Je me sens inspirée.
Comparu devant Dieu, qu’est-ce que vous lui diriez ?
Merci pour tout !
Elle participe à diverses expositions depuis 2010. Son travail a eu la reconnaissance de l’Union des artistes de Russie et de l’Académie des arts de Russie. Sa peinture sur soie « Yin et Yang » a été exposée au Salon des Artistes Français en 2017, puis vendue lors d’une vente aux enchères caritative à Paris. Après son exposition personnelle à Pékin en 2023, deux de ses œuvres ont rejoint la collection permanente du Centre d’exposition de Pékin. Les créations de Daria sont exposées dans divers lieux prestigieux, notamment au Musée commémoratif Alexandre Tikhomirov et au Musée automobile de Sotchi.
Au cœur de l’art de Daria se trouve la soie, choisie pour sa beauté et sa fragilité, qui reflète l’équilibre délicat de la vie. La peinture sur la soie exige une immense patience, prenant souvent jusqu’à 100 heures pour une seule pièce, et pourtant c’est un processus que Daria trouve méditatif et épanouissant.
Quand et comment avez-vous commencé à faire de la peinture ?
J’ai commencé à peindre quand j’étais très petite. J’admirais mon père dès que j’étais petite et je voulais toujours « être comme lui ». Je le regardais peindre dans son atelier et je lui ai demandé si je pouvais peindre avec lui. Je devais avoir sept ans lorsqu'il m’a offert pour la première fois une vraie toile, ses meilleurs pinceaux et des peintures à l’huile. J’étais très touchée par ce geste.
Vous rappelez-vous votre tout premier tableau ?
C’était un cheval galopant en pleine nature, sous un ciel très expressif et chargé de nuages. Quelqu’un l’a vu dans l’atelier de mon père et a voulu l’acheter. Vingt ans plus tard, une amie est allée à l’hippodrome et m’a envoyé une photo de ce tableau, disant qu’il ressemblait à une de mes œuvres. J’étais si surprise de le voir ! Quelle chance qu’elle l’ait remarqué et partagé avec moi !
À quelle école artistique appartenez-vous et quel est le style que vous développez à travers votre peinture ?
Mon travail peut être décrit comme une peinture décorative symbolique sur soie, alliant esthétique ornementale et symbolisme personnel.
Parmi l’ensemble de vos œuvres, est-ce qu’il y a un tableau qui vous est particulièrement cher au cœur ?
Cette peinture très symbolique représentant une main et une feuille d’érable, créée au Canada, est une œuvre que je conserve avec un soin particulier. J’étais étudiante, sans un budget élevé pour les cadres chers. Donc, le propriétaire d’un atelier d’encadrement m’a offert le plus beau cadre de son atelier avec les feuilles d’érable dans les coins, en me demandant seulement de garder cette peinture et de ne jamais la vendre ni la donner. Je la garde toujours, car elle me rappelle la générosité humaine – une chose importante dont il faut toujours se souvenir.
Quelle est votre source d’inspiration ?
Ma plus grande source d’inspiration est la nature et l’architecture.
Qu’est ce qui est plus important pour vous : la création ou le résultat ?
Ce n’est pas une question facile à répondre… Je pense que le processus est très important, car il peut être très spontané et, au moment de créer, il n’y a pas toujours une vision claire du résultat final. Mais de ce processus naît quelque chose qui devient le reflet de mon monde intérieur et de mon état. Le résultat, lui aussi, est très précieux, parce qu’il est l’expression authentique de ce qui se passait à l’intérieur. Et ce qui a le plus de valeur, c’est lorsque les gens y voient quelque chose qui leur est propre.
Qu’est-ce que vous ressentez en peignant ?
Je travaille avec la soie. Pour moi c’est un matériel vivant et je donne une autre vie à la soie, j’ai le sentiment de collaborer avec la nature. De même qu’une chenille se métamorphose en un magnifique papillon, la soie blanche devient une peinture. Mon travail s’inscrit dans ce long processus d’évolution, qui commence avec le cocon. C’est pourquoi le papillon apparaît souvent dans mes tableaux comme symbole de transformation physique et spirituelle.
Lorsque je coupe, étire ou touche la soie avec un crayon doré, je dois être prudente dans chacun de mes gestes, car la soie ne pardonne aucune erreur. Je n’ai qu’une seule tentative, et c’est la réussite ou l’échec. Chaque faux pas peut anéantir tout le travail accompli. Je dois tout recommencer. Cela m’oblige à travailler lentement, étape par étape. Peindre sur soie est ma méditation, mais aussi une métaphore de la vie : nous devons être attentifs à nos actes et à nos paroles, car certains sont irréparables. De même qu’un geste imprudent détruit la surface délicate de la soie, les mots peuvent briser la confiance, l’amour, le respect, l’amitié, et même la vie elle-même. C’est la plus grande sagesse que j’acquiers dans ce processus.
Quelle a été la plus grande appréciation de votre œuvre pour vous et de la part de qui ?
De la part de mon père Alexandre Tikhomirov. Son opinion était toujours importante pour moi. J’ai senti aussi que mon travail est apprécié un jour quand une dame a voulu avoir toute la collection de mes œuvres exposée à la galerie chez elle.
Comment voyez-vous la prédestination de l’art ?
Je crois que l’art est destiné à toucher nos âmes, et dans cet état presque élevé, face à une œuvre, nous avons envie de partager ce que nous ressentons ; d’où vient une autre mission importante de l’art, qui est de créer les liens entre les gens.
Quels sont vos projets à venir ?
Je travaille actuellement sur un projet d’un foulard spécial pour un évènement en Corée du Sud : Salon international de l’horticulture thérapeutique 2026. J’ai réalisé un tableau avec un dessin floral et cela sera une édition limitée à 150 pièces. J’espère que ce foulard va plaire aux visiteurs de l’exposition.
Questionnaire de Proust
Votre vertu préférée ?
La douceur et l’honnêteté.
La qualité que vous préférez chez un homme ?
Optimisme et générosité.
La qualité que vous préférez chez une femme ?
Honnêteté et sincérité.
Votre principale qualité ?
La capacité de créer des liens et d’unir les gens.
Votre rêve de bonheur ?
Rencontrer l’amour de ma vie.
Quel serait votre plus grand malheur ?
Être toute seule jusqu’à la fin de ma vie.
La couleur que vous préférez ?
Le rouge.
La fleur que vous aimez ?
Le strelitzia.
Ou préféreriez-vous habiter ?
Là où je suis au moment donné de ma vie. La position géographique peut changer.
Vos auteurs favoris en prose ?
Jack London, Theodore Dreiser, Ayn Rand, Erich Maria Remarque.
Vos poètes préférés ?
Sergei Essenine, Anna Akhmatova.
Vos héros dans la fiction ?
Dagny Taggart, Martin Eden, Howard Roark.
Vos compositeurs préférés ?
Franz Liszt.
Vos peintres favoris ?
Rockwell Kent, Berthe Morisot, Igor Obrosov, Tamara de Lempicka.
Vos héros dans la vie réelle ?
Les médecins qui sauvent les vies des gens au quotidien
Le fait militaire que vous admirez le plus ?
Nina Raspopova qui a effectué 805 missions de combat contre les Allemands nazis pendant la Grande Guerre Patriotique, accomplissant d’audacieux raids nocturnes en tant que pilote du célèbre 588ᵉ régiment de bombardement surnommé les « Sorcières de la Nuit ».
Votre état d’esprit en ce moment ?
Je me sens inspirée.
Comparu devant Dieu, qu’est-ce que vous lui diriez ?
Merci pour tout !
Préparé par Olga Kukharenko