Okandza-Odzala est un artiste peintre, écrivain et dessinateur congolais. Il est né en 1967 à Ngania, dans le Département des Plateaux, en République du Congo (Brazzaville). Il a travaillé à la CIB (Congolaise Industrielle des Bois) de 1988 à 2025, année où il a pris sa retraite.
Il réalise également des bandes dessinées africaines. Comme s’il était né avec un crayon à la main, son esprit est en éveil au quotidien, ce qui le pousse à beaucoup écrire. En 2008, il a remporté le premier prix du groupe DLH, ce qui lui a permis de visiter l’Europe et les États-Unis, accompagné de son épouse.
Quand et comment avez-vous commencé à faire de la peinture ?
Pour moi, le dessin est dans le sang. Depuis que j’étais tout petit, je griffonnais sur la terre, sur du papier ou tout autre support. Je n’ai fréquenté aucune école artistique, une chose que beaucoup n’acceptent pas facilement. C’est à partir de 1993 que le désir de faire de la peinture s’est manifesté. Comme pour tout débutant, à l’aube du passage à l’acte, les choses n’allaient pas vite. Je peignais sur du bois raboté ou du contreplaqué avec de la peinture crue, faute d’expérience en matière de mélange de couleurs.
Vous souvenez-vous de votre tout premier tableau ?
Mon tout premier tableau n’a jamais quitté mon esprit. Le tableau représentait des oiseaux sous un ciel clair. Il a été acheté.
Parmi l’ensemble de vos œuvres, est-ce qu’il y a un tableau qui vous est particulièrement cher au cœur ?
Même si la question laisse à penser au milieu des œuvres multiformes, la balance des valeurs nous fait voir l’essentiel. Le tableau qui me touche est celui de la lutte des classes : La Misère Ouvrière…
Quelle est votre source d'inspiration ?
Mon inspiration sort de l’univers et de la vie sociale.
Qu’est ce qui est plus important pour vous : la création ou le résultat ?
Autour de cette question, je parie que la création vient en premier car elle conditionne le résultat. Cela peut se comparer à la question philosophique de l’élément premier entre l’esprit et la matière. Par la création, je me surpasse, je perce, je sors des chemins battus pour faire valoir mon identité culturelle.
Qu’est-ce que vous ressentez en peignant ?
En tant qu’artiste passionné, le fait de tenir une plume me fait vivre de bons moments : ceux de l’imagination créatrice, de la paix intérieure et de l’émotion joyeuse. On ignore tout du temps qui passe et de la monotonie quotidienne.
Quelle est votre couleur préférée ?
Nous sommes un peuple de forêt. Le vert, image de notre environnement, est privilégié, et les paysages que je peins n’échappent pas à cette couleur.
Quelle a été la plus grande appréciation de votre œuvre pour vous ?
Le Groupe Olam, installé chez nous dans la filière bois, devait fêter ses 50 ans d’existence en 2019. J’ai donc été sollicité pour dessiner. Sur une étendue de 7m sur 4m, j’ai peint la forêt équatoriale, l’univers de ce bois qui nous assure un salaire et améliore nos conditions de vie ainsi que notre développement. L’œuvre, peinte avec dextérité, a suscité l’admiration et le sourire même des plus incrédules. Des personnalités comme Ashish Malik, Christian Shwarz, Rayan B. le Président du Conseil d’Administration et d’autres dignitaires, impressionnés n’arrêtaient pas de me féliciter. Le tableau, devenu un monument, a été conservé pendant six ans.
Comment voyez-vous la prédestination de l’art ?
L’art, né avec le monde, avance toujours. La technologie qui fait route avec l’évolution de l’humanité, contribue à son progrès…Mais les choses changent selon le milieu. Les plus bénéfiques sont ceux qui vivent dans les pays développés.
Quels sont vos projets à venir ?
Il y en a de grands : créer un atelier de peinture et écrire des bandes dessinées en grand nombre pour divertir le public. Mais, comment y parvenir lorsque les œuvres dépérissent dans l’armoire à cause du sous-développement ?
Questionnaire de Proust
Votre vertu préférée ?
La justice. Mon idéal pacifiste se lie à la justice. En temps d’équité, chacun a sa part ; les hommes, alignés au même niveau, effacent l’image des classes sociales, la rancœur, la guerre et l’exploitation de l’homme par l’homme.
La qualité que vous préférez chez une femme ?
La soumission et le respect. La Bible dit : celui qui trouve une femme, trouve le bonheur. La femme sage bâtit sa maison... Alors de quelle femme s’agit-il ? N’est-ce pas la sage ? Une femme sage cultive des qualités comme le respect, la soumission, l’amour et l’obéissance. Ses mains travaillent et le fruit de ses entrailles est bon. Son mari se réjouit d’elle pour le climat chaleureux qu’elle apporte au foyer et à l’environnement.
La qualité que vous préférez chez un homme ?
La tempérance. L’homme modéré est celui qui raisonne, qui craint Dieu et respecte la personne humaine. Il n’est pas facilement reprochable dans ses actes car le désordre n’est pas sa culture. C’est quelqu’un de réservé qui voit le mal de loin. Il mérite la considération et le respect des autres.
Votre principale qualité ?
L’altruisme. L’Afrique n’est pas seulement le berceau de l’humanité. Elle est aussi le berceau de l’amour, de l’entraide et de la solidarité. Ici, la tradition exige un rapprochement humain. Tous les habitants d’un village sont généralement parents. On forme alors une famille où la réussite d’un enfant est un plaisir partagé. Celui qui sort de la ville apporte de petits cadeaux aux autres, car on a du mal à voir les uns manger pendant que les autres sont affamés. L’esprit de partage anime chaque âme. Le chasseur qui tue une bête la dépèce en public et chacun reçoit sa part. Le malheur de l’un est celui de l’autre. C’est de cette façon que nous sommes éduqués.
Quel est votre rêve de bonheur ?
La bonne marche des institutions étatiques et internationales, la création d’emplois et l’égalité sociale mèneront l’humanité à une vie équilibrée.
Ou préféreriez-vous habiter ?
Le bon milieu de vie est celui dans lequel on trouve un bon sommeil. En ville ou au village, pourvu que ce soit dans la paix, sous l’ombre des arbres où je peux réfléchir.
Comparu devant Dieu, qu’est-ce que vous lui diriez ?
Le Dieu créateur de l’univers est la solution à tous nos problèmes. Devant lui, je parlerais de repentance. Je lui dirais de punir les méchants et de reconstruire l’humanité sur tous les plans car la terre est corrompue.
Il réalise également des bandes dessinées africaines. Comme s’il était né avec un crayon à la main, son esprit est en éveil au quotidien, ce qui le pousse à beaucoup écrire. En 2008, il a remporté le premier prix du groupe DLH, ce qui lui a permis de visiter l’Europe et les États-Unis, accompagné de son épouse.
Quand et comment avez-vous commencé à faire de la peinture ?
Pour moi, le dessin est dans le sang. Depuis que j’étais tout petit, je griffonnais sur la terre, sur du papier ou tout autre support. Je n’ai fréquenté aucune école artistique, une chose que beaucoup n’acceptent pas facilement. C’est à partir de 1993 que le désir de faire de la peinture s’est manifesté. Comme pour tout débutant, à l’aube du passage à l’acte, les choses n’allaient pas vite. Je peignais sur du bois raboté ou du contreplaqué avec de la peinture crue, faute d’expérience en matière de mélange de couleurs.
Vous souvenez-vous de votre tout premier tableau ?
Mon tout premier tableau n’a jamais quitté mon esprit. Le tableau représentait des oiseaux sous un ciel clair. Il a été acheté.
Parmi l’ensemble de vos œuvres, est-ce qu’il y a un tableau qui vous est particulièrement cher au cœur ?
Même si la question laisse à penser au milieu des œuvres multiformes, la balance des valeurs nous fait voir l’essentiel. Le tableau qui me touche est celui de la lutte des classes : La Misère Ouvrière…
Quelle est votre source d'inspiration ?
Mon inspiration sort de l’univers et de la vie sociale.
Qu’est ce qui est plus important pour vous : la création ou le résultat ?
Autour de cette question, je parie que la création vient en premier car elle conditionne le résultat. Cela peut se comparer à la question philosophique de l’élément premier entre l’esprit et la matière. Par la création, je me surpasse, je perce, je sors des chemins battus pour faire valoir mon identité culturelle.
Qu’est-ce que vous ressentez en peignant ?
En tant qu’artiste passionné, le fait de tenir une plume me fait vivre de bons moments : ceux de l’imagination créatrice, de la paix intérieure et de l’émotion joyeuse. On ignore tout du temps qui passe et de la monotonie quotidienne.
Quelle est votre couleur préférée ?
Nous sommes un peuple de forêt. Le vert, image de notre environnement, est privilégié, et les paysages que je peins n’échappent pas à cette couleur.
Quelle a été la plus grande appréciation de votre œuvre pour vous ?
Le Groupe Olam, installé chez nous dans la filière bois, devait fêter ses 50 ans d’existence en 2019. J’ai donc été sollicité pour dessiner. Sur une étendue de 7m sur 4m, j’ai peint la forêt équatoriale, l’univers de ce bois qui nous assure un salaire et améliore nos conditions de vie ainsi que notre développement. L’œuvre, peinte avec dextérité, a suscité l’admiration et le sourire même des plus incrédules. Des personnalités comme Ashish Malik, Christian Shwarz, Rayan B. le Président du Conseil d’Administration et d’autres dignitaires, impressionnés n’arrêtaient pas de me féliciter. Le tableau, devenu un monument, a été conservé pendant six ans.
Comment voyez-vous la prédestination de l’art ?
L’art, né avec le monde, avance toujours. La technologie qui fait route avec l’évolution de l’humanité, contribue à son progrès…Mais les choses changent selon le milieu. Les plus bénéfiques sont ceux qui vivent dans les pays développés.
Quels sont vos projets à venir ?
Il y en a de grands : créer un atelier de peinture et écrire des bandes dessinées en grand nombre pour divertir le public. Mais, comment y parvenir lorsque les œuvres dépérissent dans l’armoire à cause du sous-développement ?
Questionnaire de Proust
Votre vertu préférée ?
La justice. Mon idéal pacifiste se lie à la justice. En temps d’équité, chacun a sa part ; les hommes, alignés au même niveau, effacent l’image des classes sociales, la rancœur, la guerre et l’exploitation de l’homme par l’homme.
La qualité que vous préférez chez une femme ?
La soumission et le respect. La Bible dit : celui qui trouve une femme, trouve le bonheur. La femme sage bâtit sa maison... Alors de quelle femme s’agit-il ? N’est-ce pas la sage ? Une femme sage cultive des qualités comme le respect, la soumission, l’amour et l’obéissance. Ses mains travaillent et le fruit de ses entrailles est bon. Son mari se réjouit d’elle pour le climat chaleureux qu’elle apporte au foyer et à l’environnement.
La qualité que vous préférez chez un homme ?
La tempérance. L’homme modéré est celui qui raisonne, qui craint Dieu et respecte la personne humaine. Il n’est pas facilement reprochable dans ses actes car le désordre n’est pas sa culture. C’est quelqu’un de réservé qui voit le mal de loin. Il mérite la considération et le respect des autres.
Votre principale qualité ?
L’altruisme. L’Afrique n’est pas seulement le berceau de l’humanité. Elle est aussi le berceau de l’amour, de l’entraide et de la solidarité. Ici, la tradition exige un rapprochement humain. Tous les habitants d’un village sont généralement parents. On forme alors une famille où la réussite d’un enfant est un plaisir partagé. Celui qui sort de la ville apporte de petits cadeaux aux autres, car on a du mal à voir les uns manger pendant que les autres sont affamés. L’esprit de partage anime chaque âme. Le chasseur qui tue une bête la dépèce en public et chacun reçoit sa part. Le malheur de l’un est celui de l’autre. C’est de cette façon que nous sommes éduqués.
Quel est votre rêve de bonheur ?
La bonne marche des institutions étatiques et internationales, la création d’emplois et l’égalité sociale mèneront l’humanité à une vie équilibrée.
Ou préféreriez-vous habiter ?
Le bon milieu de vie est celui dans lequel on trouve un bon sommeil. En ville ou au village, pourvu que ce soit dans la paix, sous l’ombre des arbres où je peux réfléchir.
Comparu devant Dieu, qu’est-ce que vous lui diriez ?
Le Dieu créateur de l’univers est la solution à tous nos problèmes. Devant lui, je parlerais de repentance. Je lui dirais de punir les méchants et de reconstruire l’humanité sur tous les plans car la terre est corrompue.
HE Danhua
doctorante à l’Université de Nanjing
Enseignante à l’Université des langues étrangères et du commerce de Fuzhou
(Chine)
doctorante à l’Université de Nanjing
Enseignante à l’Université des langues étrangères et du commerce de Fuzhou
(Chine)