C’était le 21 mars, dans la magnifique salle du Musée littéraire de Penza. Ce jour-là, les passionnés de langue française – les élèves des écoles de Penza, leurs professeurs et parents – se sont rassemblés dans une ambiance chaleureuse et amicale pour célébrer la Journée internationale de la Francophonie.
Il est à noter que la Francophonie, c’est l’ensemble institutionnel organisant les relations entre les pays et gouvernements qui partagent la langue française. Son action est guidée par les valeurs de solidarité, de paix, de démocratie, de diversité culturelle et linguistique, et de développement durable. Elle repose sur une conviction : une langue commune peut être un levier pour la coopération politique, éducative, économique et culturelle. Portant depuis 2005 le nom d’Organisation internationale de la Francophonie, elle rassemble 93 États et gouvernements : 56 membres de plein droit, 5 membres associés et 32 observateurs.
La langue française a été honorée ce jour, avec toute sa grandeur et sa diversité, sa beauté et sa sagesse, sa noblesse et sa légèreté. Une langue qui ne se limite plus à la seule France, mais qui embrasse toute une palette de pays répartis sur les cinq continents de notre planète.
Connaître une langue, c’est comme ouvrir une porte vers un nouveau monde, plein de rencontres intéressantes, de découvertes historiques et culturelles, d’émotions partagées et de rêves qui prennent vie. C’est cette porte que nous avons essayé d’entrouvrir lors de notre Salon littéraire. Les pages francophones se sont succédé, plongeant les spectateurs dans des époques et des pays variés : France, Algérie, Bénin et Russie. Un véritable kaléidoscope d’œuvres littéraires, de chansons et de danses nous a emportés dans le monde francophone.
Les mots d’accueil et d’encouragement prononcés par les créatrices du Club francophone de Penza, Tatiana Voronkova et Olga Simakova, ainsi que les vœux de réussite de la part de l’AEFR, ont précédé l’ouverture du Salon.
Le concert a commencé par la plus jeune participante, Kristina Chapovalova, qui a présenté le vers « S’il te plaît », suivi du « Chat et le Soleil » de Maurice Carême interprété par Ieva Pravdina.
Avec les élèves du Lycée linguistique n°6 de Penza, nous avons contemplé les pages multicolores du « Livre bigarré » de Marshak et les images de Saint-Exupéry, nous avons dessiné l’insigne en compagnie du Petit Nicolas et de ses amis, et sauvé les moutons avec le petit Akli du village kabyle.
Nous avons « écrit sur les murs » avec les jolies chanteuses du Gymnase SAN – Arina Tchougaï, Victoria Jouravleva, Olga Plokhikh, Kira Karpova, Sofia Poutilova – et nous sommes tombés sous le charme de la voix de Sofia Zoubtchenko, élève du Corps des cadets du gouvernement, interprétant l’une des plus tendres chansons d’amour, « Je t’aime ».
Nous avons regardé, retenant notre souffle, la mise en scène du début de la célèbre pièce de Maurice Maeterlinck, « L’Oiseau bleu », avec la magnifique jeune ballerine Margarita Guerassimova dans le rôle de Mytyl et son camarade de classe Dmitri Simakov (Gymnase SAN).
Grâce à Arina Tchougaï, élève de 9e au Gymnase SAN, nous avons découvert un poème qu’Alexandre Pouchkine a écrit à l’âge de 15 ans en français.
Nous nous sommes retrouvés sur une île déserte avec les élèves du Lycée linguistique n°6 interprétant un extrait de la pièce de l’auteur franco-suisse Thomas Miautton.
Et enfin, nous avons participé à l’escape game sur le Bénin préparé par les élèves du Lycée linguistique n°6, guidés par leur professeure Tatiana Voronkova.
C’était une journée inoubliable, pleine de joie et de sourires. Lectures, chansons, créations personnelles, tout cela a touché le cœur des spectateurs et des participants.
La fête terminée, nous avons pu participer à une visite costumée du Musée littéraire, qui nous a fait découvrir l’histoire littéraire de Penza au siècle dernier. Les visiteurs ont essayé des costumes anciens et se sont exercés à écrire et à dessiner avec une vraie plume et de l’encre.
Nous remercions chaleureusement tous les participants qui ont fait vivre ce Salon, et adressons nos plus vifs remerciements aux professeurs qui, par leur engagement au quotidien, font vivre la francophonie et encouragent les jeunes talents : le professeur de l’école linguistique n°6, Tatiana Voronkova, les professeurs du Gymnase SAN, Irina Donitch et Natalia Ziouzina, le professeur du Corps de cadets, nommé d’après le 70e anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre patriotique, Elena Vojdaïeva, le professeur Larissa Konovalova du Gymnase classique n° 1 nommé d’après V. G. Belinski.
Un merci particulier à l’AEFR et sa Présidente, Jeanna Aroutiounova, qui a soutenu cette initiative.
Un grand bravo à chacun d’entre vous. Ce Salon littéraire restera gravé dans nos mémoires comme un moment de partage, de joie et de découvertes. Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures francophones !
Olga Simakova Enseignante, Filiale de l’Académie militaire du soutien matériel et technique du général d’armée A. V. Khrouliov Penza (Russie)