Au Maroc, ce pays touristique, la célébration du Nouvel An, coïncidant avec le 1er janvier, est un événement qui se caractérise par une diversité d’attitudes au sein de la population. D’un côté, une partie des Marocains adopte des coutumes occidentales. Ainsi, ils se souhaitent une «Bonne année!» et s’offrent des cadeaux.
De plus, cette occasion est perçue par certains comme une opportunité de festivités. C’est pourquoi une fraction de cette catégorie choisit de passer la nuit dans des discothèques. Pour d'autres, la préparation de la fête implique l’achat d’alcool dans les grandes surfaces, d’un autre côté d’autres préfèrent des options plus sobres pour fêter la veille du Nouvel An, comme les tartes et les boissons gazeuses.
Toutefois, une deuxième catégorie de Marocains exprime une opposition marquée à cette célébration. En effet, ils ne la considèrent pas comme une fête religieuse ou culturelle légitime. Par conséquent, ils privilégient le Nouvel An de l’Hégire, qui, pour eux, porte une signification spirituelle plus profonde, notamment parce qu’il coïncide avec la naissance du Prophète.
Au-delà de l’aspect purement festif ou des convictions religieuses, la Saint-Sylvestre est également perçue comme une période de forte consommation. En effet, les commerces, des grandes surfaces aux boutiques de luxe, exploitent cet engouement en proposant des promotions et des produits spécifiques, rendant cette fête très commerciale. Cependant, cette effervescence offre paradoxalement un terrain propice à l’apaisement social. Ainsi, le passage à la nouvelle année est souvent perçu comme une opportunité de réconciliation, un moment pour aplanir les différends familiaux ou amicaux, et pour réaffirmer les liens affectifs avant d'entamer un nouveau cycle.
Malgré ces divergences et cette dimension commerciale, le 1er janvier reste un jour férié pour l’ensemble des Marocains. Ceci dit, cette journée chômée permet à chacun de vivre cette transition annuelle selon ses convictions personnelles, que ce soit dans l’effervescence de la fête, la tranquillité du foyer, ou l’apaisement des cœurs.