Salut! Ça va?

«Jacques le raton»

2021-11

«Jacques le raton»


Le petit raton fuyait le braconnier. Il tomba et se fit mal à la patte mais réussit à se cacher sous un buisson où il resta silencieux. Le matin l'ayant trouvé, une jeune fille l'apporta au refuge pour animaux.
Il était au refuge depuis près de trois mois quand, un matin, une fille de douze ans entra. Une assistante l'approcha.
-        Comment t’appelles-tu ?
-        Emilie - dit la fille.
-        Quel animal veux-tu ?
-        Extraordinaire ! Pas un chien ou un chat. Par exemple… un raton !
-        Quel bon choix ! – l'assistante la dirigea vers la cage du raton.
-        Il est très mignon ! s'exclama Émilie.
-        Quel nom veux-tu lui donner ?
-        Hummmm…… - Emilie réfléchit un peu – Je vais l'appeler Jacques !
-        Très bon choix !
Le raton la regardait avec joie. Elle l'installa dans une caisse de transport et rentra chez elle.
Une semaine après ils faisaient déjà beaucoup de choses ensemble. Ils mangeaient des steaks, buvaient du lait... Emilie lui apprit à jouer aux échecs.
Un jour Emilie et sa famille partirent en pique-nique. Quand ils eurent mangé, ils décidèrent de se rendre près d'un lac tout proche. Jacques se tenait d'habitude toujours près d' Emilie. Mais, cette fois-ci, observant un coucou qui nettoyait ses plumes il resta sur place.
Quelques temps après Jacques entendit un bruit de pas connu.
-        Ce doit être Emilie, pensa Jacques. Il partit dans cette direction mais vit le braconnier avec un badge “Jean le maussade”.
-        Comment peut-il être fier d'un tel nom ? pensa Jacques. Mais ayant entendu un coup de feu il se sauva, se cacha dans un vieux buisson et ne fit plus de bruit. Le braconnier perdit sa piste.
Le lendemain, quand il se réveilla, Jacques avait faim et froid et surtout il voulait retrouver Émilie. Il ne savait pas que tous le cherchaient, c'est pourquoi il errait sans savoir où aller. Soudain il entendit : “Jacques !” - c'était Émilie. Le raton couru dans la direction de la voix et vit Émilie, ses parents, un policier et Jean le braconnier avec des menottes.
Émilie pris Jacques dans ses mains.
-        Tu ne sais pas à quel point tu m'as manqué – lui dit-elle.
Le jour suivant Jacques se prélassait sur l'oreiller près d’Émilie qui écrivait cette histoire.